Compte rendu de la réunion du 20 février 2002 par Patrick Funel,

Vice-Président de l’Association “ Les Grains de Riz ”.


Etaient présents :


Rappel de l’objectif commun : Favoriser l’adoption internationale tant par OAA que par le biais de la démarche individuelle dans l’intérêt de l’enfant.


La MAI a contacté 631 familles sur les 1400. 17 % s’orientent sur un autre pays (45% sur un pays d’Asie, 11% sur l’Afrique, 19% sur l’Amérique et 18% sur l’Europe).

Pour le reste des famille, 55 % sont d’accord pour constituer un dossier en parallèle sur un autre pays tout en gardant leur rang, 30 % sont déterminés a laissé leur dossier sur le ViêtNam, 14% hésitent sur l’avenir de leur demande.


Monsieur Perdu a reconnu que le fait d’appeler les familles permet une plus grande sensibilisation du problème.

Les trois Ministères, Justice, Familles et Affaires Etrangères, pensent débloquer les crédits supplémentaires pour la MAI mais sans précision dans l’action ni dans le temps.


“ On ne parle plus de blocage du ViêtNam mais d’une situation difficile liée à l’afflux important des demandes et sans doute à une situation pénible entre les autorités française et vietnamienne. On assiste au redémarrage lent, 31 visas ont été accordés, il n’y a pas eu de nouvelle proposition venant du ViêtNam depuis décembre 2001, 6 enfants ont été refusés par des familles adoptantes ( 2 pour des raisons d’âge, 2 pour des raisons de sexe, 2 pour des raisons médicales) . Mal ressenti du côté vietnamien. ”


Aides financières et matérielles :


La MAI a mis en place une cellule de crise “ avec les moyens du bord ” dans un premier temps pour essayer de résoudre les problèmes de locaux et de personnels, et s’engage à contacter l’ensemble des famille.


Au Viêtnam , les autorités annoncent que l’expérience tentée sur les 4 provinces ayant désigné chacune un orphelinat est une expérience “ pilote ”. L’annonce a été faite de l’ouverture de 18 nouvelles provinces. Les autorités françaises attendent la désignation des orphelinats par ces nouvelles provinces. Un décret de la justice vietnamienne vient de reformer les procédures avec les autres pays (Italie, Canada, Norvège). Cette nouvelle procédure serait calquée sur la convention bilatérale conclue avec la France.


Monsieur Perdu fait part des problèmes de financement liés à l’adoption internationale. Pour EFA, il ne doit pas y avoir de don obligatoire mais des frais d’entretien et une participation aux frais de dossier. B. Perdu rappelle la proposition de MASF sur une fondation récoltant des fonds. Les autorités vietnamiennes retiendraient la voie possible des OAA mais leur demanderaient une implication plus forte. La COMEXSEO a obtenu en décembre dernier la licence des vietnamiens et est en attente de l’habilitation du Ministère des Affaires Etrangères et devrait obtenir son agrément en France dans les prochains jours.


la convention bilatérale franco-vietnamienne prévoit un comité de suivi de la convention, mais les autorités vietnamiennes ne sont pas prêtes à tenir ce comité, pour l’instant, mais s’apprêtent à recevoir Mme Lebranchu , Ministre de la Justice, le 27 février prochain.


Les autorités vietnamiennes demandent pourquoi les OAA ne viennent pas sur place pour démarrer les adoptions. La réponse des autorités françaises est que la COMEXEO devrait arriver, mais demandent que les orphelinats dans les 18 nouvelles provinces désignent leurs orphelinats et que d’autres OAA, comme Médecins du Monde, sont sur le point de recevoir l’habilitation. Elles insistent sur la nécessité d’organiser un comité de suivi pour débattre de la question financière.


M. Malinas déclare que Mme Lebranchu rencontrera le Ministre de la justice, M. Nguyen Dinh Loc, le vice 1er Ministre, M. Lam ainsi que la Vice-Présidente Mme Binh. M. Malinas insiste sur le fait que les OAA, les APPO, la MAI et les Ministères se mettent au préalable d’accord sur la question des dons et à qui ils doivent être faits.


Patrick Funel souligne que l’orphelinat n’est pas la structure unique qui accueille des enfants abandonnés mais il convient de penser aux autres lieux comme les hôpitaux, les dispensaires ou mêmes des familles accueillent des enfants abandonnés. Certaines familles biologiques désirant confier leur enfant préfèrent par ailleurs les garder avec elles dans l’attente de l’adoption.


Par ailleurs, les services judiciaires des provinces ont un réel pouvoir en matière d’adoption.


Enfants du Monde – France : le don à l’orphelinat n’est pas la meilleur solution, il faut aider le pays d’origine.


Le Comité de Cognac a visité 2 orphelinats dont 1 dans le sud (30 enfants), très pauvre demande une aide technique, des lits, un entourage pour une pièce d’eau.


L’œuvre de l’Adoption de Marseille déclare qu’il faut carrément parler argent et il faut que le gouvernement comprenne que “ l’autorité de l’empereur au viêtnam s’arrête à la porte du village ”.


Rayon de Soleil de l’enfant Etranger n’a pas réalisé d’adoption récemment au vietnam mais a en dix ans participé à 25 adoptions en apportant beaucoup d’aides.


Médecins du Monde rappelle que l’humanitaire fait partie du règlement vietnamien dans le cadre de la convention bilatérale et que la notion d’orphelinat n’existe pas au Viêtnam, il s’agit plutôt de centres sociaux, de dispensaires, de lieux d’accueil pour les pauvres…

Il y a une exigence des autorités vietnamiennes dans le règlement qui est de signer des projets humanitaires. Un protocole d’accord entre MDM et le Viêtnam est en cours pour 3 orphelinats du nord et l’octroi de la licence en accord avec les représentants des comités populaires.


Hoang Trang/Fleur Blanche indique que l’on n’ a pas attendu les OAA pour faire de l’humanitaire avec le Vietnam et que les APPO n’ont comme seul interlocuteur la MAI pour transmettre des informations à leurs adherents .


MASF est contre les “ orphelinats de luxe ” .


Fin du compte rendu




En conclusion, on doit saluer une volonté politique largement exprimée de ne privilégier ni la démarche individuelle ni les OAA mais d’avancer ensemble vers un même but celui de l’adoption internationale et du bien être des enfants. On ne peut que constater en revanche et concrètement, un décalage au niveau des moyens financiers, entre autres, entre les APPO et les OAA.


Questions en suspens :



Patrick Funel