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19 juillet 2001,
JEUDI 19 juillet 2001 de 11H à 13H
Lieu de la réunion : la M.AI.
Personnes présentes :
Personnes absentes :
Objet : Mise au point sur la situation actuelle de l’adoption au Vietnam. Après un tour de table ou chacun se présente, Madame VASSALO indique qu’elle avait reçu une demande de EFA pour participer à cette réunion. Finalement EFA a prévenu la veille qu’il ne viendrait pas. Philippe CANET s’étonne de cette demande, dont les APPO et le M.A.S.F., à l’origine de cette réunion, n’ont pas été prévenues.
Mme VASSALO fait un résumé de la situation :
Communications diverses de Mme VASSALO :
Actuellement, seules Mesdames BLESTELLE et ROY répondent au téléphone puisque Mme BRUEL est en congés ; Ces fréquents coups de téléphone sont inutiles car la situation n’évolue pas rapidement. De plus, pendant ce temps le travail sur les dossiers n’avance pas. La MAI compte sur les APPO pour relayer ce message
Les O.A.A. sont bloquées : elles n’ont pas de licence, et ne pourront pas agir tant que les 1 100 premiers dossiers ne seront pas résorbés. La consigne de suspension des dossiers vaut pour tout le monde. Au total, actuellement les adoptions individuelles sont favorisées par rapport aux organismes agréés. Mme VASSALO comprend notre crainte, avec l’apparition de la circulaire du mois de mars 2001, mais la convention de la Haye stipule bien la double voie d’adoption possible :
L’adoption individuelle sera préservée.
En France, le phénomène de l’adoption au Vietnam est un phénomène récent. Les chiffres importants d’adoption se situent entre les années 1995 à 1999. Avant cette période, peu d’enfants y étaient adoptés par les français :
Mme VASSALO convient qu’il est nécessaire d’élargir la convention à d’autres provinces et au maximum de provinces, et donc d’orphelinats. Ce sont les autorités Vietnamiennes qui désignent les provinces ; celles-ci ont été amenées à se positionner et vont répondre bientôt, d’ici quelques mois. La M.A.I. reçoit les dossiers, les traite et les transmet à l’ambassade de France à Hanoi. Ce jour : un peu moins de 1400 dossiers :
Il est rappelé que 3 personnes seulement traitent les dossiers d’adoption au Viêt-Nam à la M.A.I. M. CANET remarque que le courrier individuel envoyé par la M .A.I. aux candidats à l’adoption après dépôt de leur dossier complet indiquait que " votre dossier complet (est) transmis ce jour par la M.A.I. à l’Autorité Centrale vietnamienne". Alors qu’en réalité les dossiers sont stockés à l’Ambassade de France. Il faut que la M.A.I. communique avec les adoptants dans la transparence sinon ils ne comprennent plus ce qui se passent et sont en colère. Réponse : Pour des raisons de place et de surcharge de travail, les vietnamiens ont souhaité que les dossiers soient gardés à l’Ambassade de France. La M.A.I. ne savait pas que les vietnamiens lui feraient cette demande et était de bonne foi.
Exemple : Colombie, pays de l’Europe de l’Est.
Les Vietnamiens sont constamment sollicités sur la question de l’adoption. Mme VASSALO nous informe qu’elle a reçu un courrier d’un collectif ainsi qu’une pétition. Questions :
Réponses collégiales : -S.S.F. est une ONG qui apporte une aide humanitaire dans certains pays comme l’Afrique, et lutte contre le SIDA - Parents adoptants : ne veut pas dire association mais dire que M. et Mme VIENNE sont des parents adoptants parmi tant d’autres. - ce collectif est composé de quelques associations et de parents adoptants. Il est né suite à un manque d’informations et d’une mauvaise communication entre les parents adoptants par démarche individuelle et la M.A.I. Les adoptants sont inquiets et souhaitent des réponses aux questions qu’ils se posent. - ce collectif désire que la M.A.I. réponde à ses questions. - Actuellement le collectif ne fait que recueillir les signatures. Propositions afin d’améliorer la communication :
Réponses collégiales :
Mme VASSALO est d’accord ; on commence en septembre. Philippe CANET indique aussi que la communication est rendue difficile par l’article du " Monde " en mai qui fait référence au propos de Madame Ségolène ROYALE qui se fixait l’objectif " d’un dossier sur trois débloqué avant l’été " et par le communiqué de presse de l’AFP de juillet indiquant que les premiers enfants adoptés sous l’emprise de la nouvelle convention étaient entrés en France. Réponses de Mme VASSALO : La MAI n’est pas responsable des propos tenus par Madame Ségolène ROYALE. Le communiqué de presse a été démenti le lendemain, il s’agissait des dossiers prioritaires. Question de Mme LECAT : - Est-ce que Les dossiers continuent à êtres traduits par l’Ambassade du Viêt-Nam ? - un papier de la M.A.I. serait nécessaire pour être pris en charge par l’Ambassade du Viêt-Nam ?
Réponses de Mme VASSALO :
M. VIEL demande ce que sont devenus les dossiers transmis par l’Autorité Centrale à cette province qui finalement ne souhaite pas participer à la convention ? Réponse : Le Président du Comité Populaire a changé. Les dossiers n’ont pas été renvoyés à l’Autorité Centrale Vietnamienne, ces dossiers seront instruits comme les autres. Autre question : Actuellement 1 seule province fonctionne, les apparentements sont faits, qu’adviennent les autres provinces ? Réponses :
M. VIEL nous informe que certains de ces orphelinats ont des contrats avec des pays tels que les U.S.A.. Réponses :
M. VIEL fait remarquer que, comme en France, l’Autorité Centrale à Hanoi n’a pas tous pouvoirs sur les provinces.
Mme LECAT a posé la question de l’aide financière à apporter aux vietnamiens et sa plus grande transparence. Mme VASSALO n’est pas gênée par l’idée d’une aide financière aux frais d’entretien pour un enfant candidat à l’adoption. Mme VASSALO souhaite quand même attendre :
M. CANET indique que d’une façon générale la M.A.I. se laisse porter par les évènements et ne cherche pas à les anticiper ; la M.A.I. avait indiqué que les autorités françaises et vietnamiennes utiliseraient la longue période de ratification de la convention pour préparer une reprise sans problème or il n’en a rien été. La M.A.I. pourrait elle anticiper, et aborder cette question avec les vietnamiens avant l’arrivée des premiers candidats au Vietnam. Mme VASSALO nous dit que le Vietnam voudrait étendre le modèle français à l’ensemble de l’adoption internationale. Elle rappelle le rôle essentiel de chacun des partenaires de l’adoption en France. Les A.P.P.O. exercent un rôle de conseil et d’information auprès des candidats ; Les O.A.A., dans le cadre de l’autorisation de procéder à des apparentements, sont seules à pouvoir être en relation avec les orphelinats.
M. CANET fait part de son inquiétude en ce qui concerne le paragraphe de la fiche Viêt-Nam de la M.A.I. relatif aux effets de l’adoption prononcée par les vietnamiens (maintien du lien de filiation, révocabilité). Tel que rédigé les juges français pourraient être conduits à refuser des jugements d’adoptions plénières. Or la convention franco-vietnamienne visait justement à éliminer ce problème et permettre de prononcer des jugements d’adoptions plénières de façon beaucoup plus sereine : les Vietnamiens sont informés des effets de notre adoption plénière, les procédures d’adoptions et l’adoptabilité des enfants sont garanties par les autorités centrale, les vietnamiens réclament le statut le plus protecteur pour les enfants, la M.A.I. doit les tenir informés du prononcé des jugements. Mme VASSALO ET Mme ROY rappellent que lorsque nous revenons en France les procédures afin d’obtenir l’adoption plénière sont les mêmes qu’auparavant. Mais qu’une rectification sera apportée sur la fiche technique comme nous le souhaitons. Comment va se mettre en place la possibilité réclamée par les adoptants lors des réunions précédentes, de faire procéder à des examens complémentaires à leur frais aux enfants qui leurs sont proposés avant de donner leur consentement ? Réponse : La MAI est en train de prendre des contacts sur place pour les examens médicaux supplémentaires. Mme LECAT demande s’il est vrai qu’il n’y aurait quasiment plus que des enfants de plus de 5 ans dans les orphelinats et où sont passés les bébés abandonnés. Réponse : Dans les orphelinats, il y a effectivement très peu de bébés et surtout des enfants de plus de 5 ans. M. VIEL dit que les bébés abandonnés sont dans les maternités jusqu’à 1 mois et que les médecins vietnamiens ne souhaitent pas les confier dans les orphelinats, trop mal équipés pour les accueillir et dangereux pour leur santé. Les maternités et les orphelinats sont des structures différentes. Mme LECAT demande s’il n’est pas possible de coupler des maternités aux orphelinats. Réponse : Ce n’est pas du ressort de la MAI, mais de l’organisation interne du Vietnam, et qu’au titre de la convention on ne peut adopter que dans les orphelinats. |
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